dimanche 9 janvier 2011

Réflexion


De l’autre côté du miroir, je vois l’autre me regarder. Dans les brumes d’encens et les vapeurs dorées, son image se trouble et semble vaciller. Les heures tournent à l’envers, et c’est comme regarder le soleil se coucher du mauvais côté. La part obscure s’empare de mes mains et les font voyager bien au-delà de mon regard, dans des recoins obscurs, tièdes et humides, comme un corps assoupi. Il se pourrait que cela ne s’arrête jamais, si seulement ça avait pu réellement commencer … le défaut de réalité pousse le corps et l’âme dans les limbes où l’illusion est reine, l’image y erre loin de tout ce qui pourrait nous ramener à la terre. Les murs sont immobiles, le cœur est vide, et les mains pleines.

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