Catherine de Médicis déposa sur le front de son fils un regard lourd d'amour et de peurs, lourd comme un baiser que l'on tente d'imprimer sur la peau d'un être dont on sait qu'il va nous manquer. Comme ils semblaient lointains et vains alors les affronts et les contritions d'autrefois, quand se mêlaient dans le ciel de France les rires de la Cour et les cris des suppliciés. La splendeur éteinte d'une Diane de Poitiers n'avait plus désormais que l'éclat terni d'une pierre de roche oubliée, tantôt prise pour un saphir parmi les joyaux de la Couronne. Il fallait désormais les punir, les vrais traitres, les vrais ennemis, ceux qui pour soi-disant le protéger avaient voulu lui retirer son petit Charles, cette petite esquisse de ce que fut un roi, jeté dans un regard d'enfant ...
L'on prendrait pour prétexte que leur foi était mauvaise, leur regard trop torve, leurs croyances trop creuses.
L'Histoire est faite de toutes les histoires qui aujourd'hui encore font palpiter les coeurs, suinter les foies, brûler les cerveaux.
Paris 1572 - Berlin 1936 - Gaza 2010 ...
http://www.youtube.com/watch?v=oNURUGCOQ5I
(merci à Leakim ;-) )
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